SmarTech

Malgré les limites que connaît la Fabrication Additive en termes de manque de compétences en conception, en ingénierie et en termes de normalisation de la technologie, cela n’empêche pas à la France de faire partie des leaders mondiaux en termes d’innovation et d’utilisation de l’impression 3D ! En effet, dans son étude « 3D Printing Sentiment Index 2021 », Ultimaker positionne, pour la deuxième consécutive, la France comme le 4ème pays mondial dans son utilisation et sa connaissance de l’impression 3D en 2020. Cette étude est basée sur des données récoltées auprès de 2525 utilisateurs professionnels de la marque dans 12 pays.

Quelques chiffres issus de l’étude :

– 67% des Français connaissent la technologie

– 43% l’auraient déjà adoptée dans leur entreprise

– 82% disent encore imprimer les plastiques et les polymères

– 24% impriment des métaux et des composites (démontrant ainsi l’ampleur des thermoplastiques haute performance dans le monde de la Fabrication Additive. En effet, leur solidité et leur légèreté permet de faire de ces matériaux une solution d’autant plus crédible capable de remplacer certains métaux).

La dernière étude présente sur le marché de la Fabrication Additive, réalisée par le cabinet SmarTech Analysis, démontre le rôle imposant qu’occupe l’hexagone dans le monde de la Fabrication Additive : il s’agit du 4ème pays ayant généré le plus de revenus, soit plus de 489 millions d’euros.

En revanche, 2020 a marqué un changement majeur dans les cas d’usage des utilisateurs français. Le prototypage rapide était la principale application de l’impression 3D en 2019 (76%) mais il est désormais passé à « seulement » 65%.

68% des applications commencent par la production d’outillages. Ce nombre n’est pas surprenant compte tenu des progrès des polymères techniques et de l’essor des procédés de dépôt de fil métallique.

Concernant les bénéfices perçus de la fabrication additive, 74% des personnes interrogées pensent que l’impression 3D est plus efficace que les méthodes traditionnelles pour fabriquer des gabarits et des outils. Il s’agit d’une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente. Constamment scrutée avec beaucoup d’intérêt, la part des pièces finies imprimées en 3D a légèrement augmenté de 1 % afin d’atteindre 48 % en 2020. Pour mesurer les progrès, un rapport Sculpeo publié en 2015 montrait que seulement 17 % des entreprises utilisaient des la Fabrication Additive pour fabriquer des pièces d’usage final. Les progrès technologiques et une meilleure compréhension des avantages offerts par les fabricants expliquent en partie cette croissance. Paradoxalement, 39% d’entre eux déclarent encore ne pas avoir les compétences suffisantes pour profiter pleinement de la Fabrication Additive. Cependant, c’est 6% plus élevé que la version précédente.

« La France dispose d’une base installée d’imprimantes de taille raisonnable et constitue, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, l’un des plus grands marchés européens. » Conclut Ultimaker dans son rapport. « Les taux d’adoption sont conformes aux moyennes mondiales et se situent dans l’ensemble dans la partie supérieure de ces moyennes. Le marché français compte un nombre assez important de personnes qui qualifient leurs connaissances d’expertes ou d’avancées et cette confiance se traduit par une vision assez optimiste/positive du potentiel futur de l’impression 3D. »